Mayotte : une Afrique noire aux lois françaises et à la culture musulmane

Concert du 14 juillet

{ 02:00 , lun 16 jui 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }

Je sais, j'ai un peu oublié mon blog ces temps-ci, c'est que je suis très occupée... et oui il me reste plus que un mois de stage, Taina ma maitresse de stage part à la fin de la semaine alors il faut que j'avance. D'ailleurs je profite de ces nombreux conseils tant qu'elle est là pour me plonger dans mon rapport de stage... Elle, dans les cartons du déménagement et moi devant mon ordi. On se fait quand même quelques poses piscine, plage ou blabla de temps en temps ! Hier matin... j'ai même eu le droit à des croissants frais, ça fesait longtemps...

Demain je reprends un peu mon voyage à Mohéli. Pour aujourd'hui, je vous raconte un truc qui m'a bien fait rire... Vendredi soir je me suis un peu aérée la tête en allant voir le concert du 14 juillet qui était juste à coté de chez Taina.

Donc avant le concert, il y avait un M'biwi géant. Le M'biwi est une danse traditionnelle mahoraise. Les femmes s'assoient par terre en cercle et tape deux petit batons entre eux. Deux femmes se lèvent et dansent au centre du cercle face à face.

Cette fois il y avait plein de petits groupes différents, chaque groupe est habillé de la même facon.

Admirez le mouvement des fesses... (il faut vraiment que je règle mon appareil, les films ne sont plus nets !)

 
et en plein milieu du concert... le beau drapeau francais à l'arrière de la scène est tombé sur les musiciens... et ça c'est bien Mayotte ! L'organisation mahoraise...toute une histoire ! Il n'y a presque pas de grand concert à Mayotte qui se passe comme c'était prévu... le spectacle s'est donc arrété ! Mais il a reprit quelques heures plus tard avec quelques chanteurs du coin.
 

 




Course de pneus

{ 11:48 , dim 8 jui 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }

Hier, la 24ème course de pneus annuelle avait lieu à Mayotte. Un sport 100% mahorais... On peut même le prendre en option au bac. D'ailleurs en parlant de bac, à Mayotte moins de 54% d'admis (39% avant le ratrapage)...no comment...

Le principe c'est un pneu que l'on pousse avec deux bâtons coincé dans un pot de yaourt à l'intérieur du pneu. Le pot de yaourt glisse sur une substance glissante à base de savon je crois. La course adulte se fait par équipes.

D'abord la course des enfants

Puis celle des adultes (par équipes)...


... avec des pneus plus ou moins gros...
...des coureurs plus ou moins bariolés...
Oh un m'zungus ! (y'en avait pas des masses)
...et les supportrices qui arrosent les coureurs


Pas très net...
Le public



Mayotte en deuil

{ 03:21 , ven 22 jun 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }

 

« Le vieux M'ze nous a quittés ! Jusqu'au bout il aura fait un pied de nez à la politique en attendant, avant de nous laisser orphelins, de savoir qui allait être le nouveau député de Mayotte. Il aura aussi imposé sa volonté à la vie en mourant un vendredi jour de prière.
Né à Kani Keli le 1er avril 1935, Younoussa Bamana aura vécu une vie exceptionnelle, et connu un destin fabuleux. Ce fils de paysan, devenu instituteur a fait ce que Mayotte est aujourd'hui : Une terre française. Premier député de 78 à 81, il fut aussi le premier préfet de Mayotte. Il aura été de tous les combats pour que Mayotte Française. Aux côté de Zéna M'dere de Zena Meresse et d'autres il a en 1975 combattu l'indépendance. « Je ne veux pas de votre indépendance à la con ! » avait-il lancé aux autorités comoriennes. Brut de fonderie, Younussa Bamana était un personnage exceptionnel, menant la vie dure à ses adversaires politique comme à toutes les hautes personnalités de la République, qu'elles soient ministres ou même président de la République. Le verbe clair et la parole juste, il n'a jamais cessé de rappeler que ses origines modestes lui commandaient de rester près du peuple ce qu'il fit pendant plus de trente ans en tenant le conseil général d'une main de fer. En 2004, il a passé la main, abandonnant la politique pour se consacrer à sa vraie passion l'agriculture. Depuis sa retraite d'Ourouvini à Combani « sa campagne » comme il disait, il restait au courant des bruits de la ville et la politique le rattrapait, parfois, lorsque les uns et les autres, tous bords politiques confondus, venaient le consulter. « Ils viennent tous me voir, ces jeunes. Ils sont trop pressés. Ils veulent tout, tout de suite « confiait-il parfois à des visiteurs qui le rencontraient au Provençal le bistrot de Combani où il avait ses habitudes. C'est là aussi parfois, qu'il rendait ses oracles ou assénait des vérités sur le comportement de tel ou tel homme politique ou chef de parti. Il savait qu'il n'était pas éternel mais jusqu'au bout il aura lutté pour que Mayotte reste française. Il aura marqué de son empreinte et à jamais, l'histoire de l'île au lagon. Toute la calsse politique salue la perte "d'un homme exceptionnel" Aujourd'hui, Mayotte pleure l'un de ses plus grands enfants. Adieu M'ze et merci ! Notre journal adresse à la famille en deuil ses sincères condoléances. »
Edition spéciale des nouvelles de Mayotte, vendredi 22 juin 2007


De droles de mûrs

{ 08:30 , jeu 14 jun 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Deux exemples de construction, avec les moyens du bord ...

Mur de pneus
Ce mur de pneus est une technique qui vient d'un vietnamien je crois. Le but est de retenir la terre latéritique et de freiner l'érosion. Ensuite, le mur est végétalisé, comme on le voit sur la photo de droite. Au final, on voit juste un mur végétal.


Aux environs de Kani-Kéli (photo Denis)

Mur en culs de bibons
Ce mur limite la cour d'un groupe de bangas que je n'ai découvert que ce week-end.


A Majikavo Koropa

Demain, pas de carnet, je pars toute la journée sur le terrain avec Taina et Mauro. Enfin quand je dis sur le terrain, en fait c'est en bateau... je vous raconterai ça lundi !



Consultation avec un fundi ("sorcier")

{ 10:30 , mar 12 jun 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Ce week-end, j'ai assisté à une consultation de fundi. Le fundi est un "sorcier" qui appelle les esprits. La veille j'étais à une cérémonie musulmane, mais cette fois, il s'agit d'une croyance africaine : Mayotte est un bon mélange ! Je sais bien que certains d'entre vous n'y croient pas trop, je vous raconte ce qui s'est passé sans porter de jugement et en étant la plus claire possible, mais ce n'est pas facile à raconter, j'espère que vous le prendrez au bon degré quand même... Pour des raisons de respect, la personne consultant le fundi sera appelée madame X et le nom de l'esprit ne sera pas nommé non plus.

La consultation a commencé vendredi soir, avant le dahira. On est allées chez le fundi. Madame X a apporté tous les ustensiles nécessaires à la consultation (drap, marmite, argent, kischali, paquet de cigarettes, bierres...). Le fundi a appelé l'esprit pour qu'il nous donne rendez-vous le lendemain. Il est alors entré en transe pour que l'esprit entre en lui. Lorsque l'esprit est en lui, on m'a dit qu'il n'est plus lui même et ne maîtrise plus ce qui se passe. Madame X a alors payé le fundi et les 2 personnes aidant à la cérémonie. Avant de donner l'argent il y a tout un rituel où on applique du tanimalande (mixture blanche) sur la peau. L'esprit a donné le lieu et l'heure de rendez-vous ainsi que les ustensiles a apporter. Chaque personne pouvait alors lui demander ce qu'elle souhaitait. L'esprit m'a demandé en mariage ... moi je croyais que c'était une blague mais Nazou m'a dit après qu' il y a des gens qui se marient avec des esprits et l'esprit vient les rejoindre le soir dans leur lit... Mais il parait que ce n'est pas bon car on peut plus trouver d'autre mari ensuite...


Ziara

Tôt le lendemain matin, on est allées sur le lieu de rendez-vous : une plage que l'on appelle ziara, ce qui signifie que des esprits y vivent. Le fundi s'est changé pour s'habiller en blanc et se préparer a entrer en transe. Il s'est appliqué du tanimalande sur lui, a brûlé de l'encens et fait des prières. Pour que l'esprit vienne, les personnes présentes ont chanté et tapé dans leurs mains pour aider la transe. C'est assez étrange de voir la réaction du fundi.

Une fois l'esprit arrivé, celui-ci se coiffe d'un chapeau et le fundi s'efface pour lui laisser son corps. A partir de là je vais donc appeler la personne "l'esprit". Durant la cérémonie, l'esprit à bu les bières que l'ont avait emmenées et fumé les cigarettes. Il a également jeté de cigarettes autour de lui pour les autres esprits présents sur la plage. L'une des personnes aidant à la cérémonie s'est occupée du feu et de faire bouillir le mélange de plantes préparé. L'autre à préparé une autre mixture à appliquer sur le corps.

Madame X a retiré tous ses bijoux (s'il reste des bijoux, à la fin de la cérémonie, ils doivent être donnés à l'esprit), et s'est habillée nue sous un kischali ("châle"), puis l'esprit à recouvert Madame X d'un draps. 7 fois de suite, l'esprit a fait la même manipulation. Il mettait la marmite chaude au pied de madame X, la recouvrant avec lui sous le drap et tournait un bâton dans la marmite afin de faire monter la chaleur. Apparemment, ça brûlait un peu... Puis il l'enduisait de la mixture préparée, la recouvrait du drap et recommençait quelques minutes plus tard.

Apres l'avoir fait 7 fois, Madame X s'est assise au bord de l'eau et l'esprit l'a lavée en versant sur elle un seau contenant de l'eau de mer, de l'eau de Cologne et des plantes. Une fois lavée, madame X a changer son kischali et a jeté le kischali de la cérémonie dans la mer. Chaque personne présente s'est fait tour à tour laver par ce mélange et a jeté son kichali à la mer. Même moi ... sauf que je n'ai pas jeté mon kischali à la mer puisque je n'en ai pas d'autre ... La cérémonie s'est alors finie, le fundi est sorti de sa transe et les personnes lui ont raconté ce qui s'est passé car il ne s'en rappelait pas.

J'ai pas tout compris dans ce qui se passait et il a fallu qu'on m'explique après. Le fundi parlait francais mais l'esprit ne parlait et ne comprenait que le shimahorais...la cérémonie s'est donc faite en shimahorais...

Qu'on y croit ou pas c'est tout de même une bonne expérience à vivre pour comprendre les autres cultures !

Taina dit que je suis une aventurière car aucune expérience ne me fait peur ici ... les m'zungus n'ont pas trop l'habitude d'assister aux cérémonies auxquelles j'étais ce week-end.


Sur le retour, une photo d'un retour de pèche



La barge

{ 03:31 , mar 5 jun 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Me voila de retour dans l'appartement pendant quelques semaines. Ce midi, je suis allée chercher à la barge, la propriétaire de l'appartement que j'occupais depuis 10 jours. J'en ai profité pour faire quelques photos en attendant.

La première photo c'est le port de plaisance de Mamoudzou. En arrière plan de la photo, c'est la pointe Mahabou, où vont les joggers de Mamoudzou, on peut aussi s'y promener ... mais attention pas le soir et jamais toute seule, il parait que là aussi ça craint maintenant ...


Port de plaisance et arrivée de la barge


Débarquement

La barge est le bateau qui fait le lien entre Petite-Terre et Grande-Terre. Il y en a toutes les 30 min et elle est surtout destinée aux piétons. Cette barge, c'est celle qui ramenait à Mamoudzou tous les gens en provenance de Métropole par l'avion de 11h35 (le vol quotidien qui provient de la réunion et la Métropole), on peut donc voir sur la photo un petit tas de valises et de cartons à l'avant.

Ce soir, je retourne donc à l'appartement près du bureau mais pour seulement 3 semaines car je pars le 25 juin à Mohéli et qu'en rentrant je serai normalement chez Taina jusqu'à début août.



Mermet aux Comores

{ 08:21 , mer 30 mai 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Pour ceux qui ne l'auraient pas écoutée hier après midi, l'émission Las-bas si j'y suis de Daniel Mermet (France Inter), se déroulait aux Comores, plus précisément à Mohéli. Il s'agit d'une redifusion où il y raconte la ponte des tortues et où on peut y entendre le rafu qu'elles font quand elles creusent leurs trous.
Et surtout c'est un bain d'ambiance Comorienne.

Voici le lien pour ceux qui voudraient l'écouter :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1192
(comme je ne crois pas que tous ceux qui regardent mon blog connaissent l'émission, entre autres les mahorais, ne vous inquiétez pas si ça commence par des messages sur répondeur, c'est le début de chaque émission, les tortues viendront après)

Vous pouvez aussi trouver sur le site, dans les archives, d'autres émissions du mois de janvier concernant Mayotte. Plusieurs parlent du départ des clandestins à bord de Kwassas ou des problèmes que posent l'indépendance des Comores et de la séparation de Mayotte des Comores. Intéressant à écouter avant de rejoindre île au lagon, pour ceux qui projètent d'y séjourner.

Bonne écoute !



La légende de l'îlot de sable blanc

{ 11:02 , jeu 24 mai 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Au Sud de l'île, il y a un ilot avec seulement du sable tout blanc, sans arbre ni rien d'autre, qui se découvre à marée basse. Vous le verrez sûrement en photo, car j'irai certainement le voir avant de partir...

Voici la légende de cet îlot :

Saziley, "en ce temps là" (conte mahorais)

" En ce temps là vivait là un roi,
Et son peuble était heureux.
Un jour, comme il voulait marier sa fille
A un aimable prince,
Il organisa dans la joie la cérémonie des épousailles.

Toute l'île était invitée
Et les noces étaient soptueuses.
On tua vingt zébu, une fortune.
Selon la coutume, on allait escorter
Le marié en dansant jusqu'à la demeure de sa promise,
Construite pas son père.

Mais ce bon roi voulut encore mieux faire les choses.
Pour ne pas mouiller les pieds de son futur gendre
Dans la boue du chemin,
Il ordonna d'épandre du riz blanc,
En tapis, sur son passage.

Mal lui en prit, car gaspiler la nourriture
Est faute grave devant Dieu !

La fureur céleste ne se fit point attendre
Et le village entier fut envhi par les fots,
L cortège nuptial ne put être sauvé
Et tous furent engloutis.
Tout le riz se transforma en sable blanc.

Quelques survivants ont rapporté l'histoire quand
Ils atteingnirent les rivages de Mtsamoudou.

Il reste en mer un étrange îlot de sable blanc,
Mtsanga Tsoholé
La sable de riz
Et un souvenir plein de regrets pou

... Ce temps-là !"



Chicowa

{ 08:42 , mer 23 mai 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Le chicowa est une pratique mahoraise encore très répandue maintenant malgré les banques. Il s'agit d'une cotisation. Elle est bien organisée. Par groupe de 2 à 10 personnes, chacun cotise une somme fixée à l'avance tous les mois. La somme peut être fixée à 20 euros, comme à la totalité d'un salaire lorsque cela se passe entre 2 personnes. Et chaque mois, l'une des personnes prend la somme rassemblée. Avant de commencer, un planning est établi pour dire à l'avance qui prendra la somme rassemblée chaque mois. Pour rentrer dans le groupe, il suffit de faire confiance à l'une des personnes qui te dit qu'elle connaît les autres, il n'est donc pas nécessaire de se connaître tous très bien. Une fois qu'on commence, on ne peut plus s'arrêter avant que chaque personne ait prit une fois la somme, mais bon ça c'est normal non ?
En fait, c'est comme une banque, mais entre amis. Tout le monde peut y participer, même ceux qui n'ont pas de papier. A ce que j'ai compris, l'intérêt, c'est que cela permet de pouvoir avoir une grosse somme d'argent d'un coup, au final c'est comme un prêt à la banque, sauf qu'il n'y a pas d'intérêt de la banque.
Voilà une petite tradition mahoraise, qui doit sûrement exister dans plein d'autres pays du monde, avec quelques variantes et des noms différents.



La poste de Mamoudzou

{ 11:12 , lun 14 mai 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }

Samedi matin, je suis allée à la poste de Mamoudzou pour y déposer mon indemnité de stage sur mon compte. Bon je m’y suis prise tôt … 6h45 (en fait nous avons déposé Amandine au lycée à cette heure là) mais pas de bol le samedi la poste ouvre à 8h au lieu de 7h les autres jours de la semaine. Je n’avais pas vraiment envie d’attendre plus d’une heure qu’elle ouvre alors je suis allée au bureau avec Emilie et je suis redescendue vers 9h.

Mais grosse erreur !... En arrivant, j’ai vu la file d’attente qui sortait jusque dans la rue. J’avais pas vraiment envie de me promener plusieurs jours avec une grosse somme d’argent en liquide sur moi, vu ce qui nous était arrivé alors tant pis, j’ai fait la queue. Malheur, elle est pire que celle de Perpignan cette poste ! ... Presque une heure et demie d’attente pour accéder au guichet.

C’est une petite poste qui était remplie à craquer, du coup il faisait super chaud, un vrai sauna ! Je crois que je n’ai jamais autant transpiré en étant debout à ne rien faire. On avait beau être à l’ombre, en dégoulinait ! Au bout de 45 min où j’attendais, on a enfin réussi à obtenir que les ventilo au dessus de la fille d’attente soit mis en marche. Ici, c’est le rythme africain donc même les gens derrière le guichet prennent leur temps bien que la poste soit remplie !

Le plus drôle c’est quand il n’est resté plus que quelques personnes devant moi, et que plusieurs personnes se sont inséré dans la queue devant moi. Les bouenis allongées à l’entrée avaient bien repéré leur place, et voilà il a fallu attendre un peu plus !

Au moins, les gens ici ils gardent le sourire ! Moi je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait car tout le monde parlait en mahorais mais en tout cas ils rigolaient bien dans la file d’attente. Ca change de la métropole où les gens se passent devant et font la gueule !

 

Et en plus je vais sûrement devoir y retourner car mon liquide n’a pas été crédité !




Un peu de repérage ...

{ 07:40 , sam 12 mai 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
Un petite carte histoire de se repérer un peu... depuis le début je vous parle des noms des villes mais vous ne pouvez pas trop les situer ...
Entouré en rouge, au Nord, c'est Mamoudzou, le chef lieu de l'île et là ou se situe mon appart et le bureau.
Entourée en rouge, au Sud, c'est la plage de N'gouja, mon lieu d'étude.
Ca parait peut être un peu loin mais regardez quand même l'échelle. Il faut environ 45 min de voiture pour rejoindre les deux.
L'îlot au Nord, c'est l'îlot de M'tsamboro où nous avons passé une journée en bateau avec les parents.
En ce qui conerne la plongée, je plonge aux alentours de Bandrélé et de l'îlot Bambo.
Juste au dessus de la ville de M'tsamboro, c'est Hamjago, où nous étions le week-end dernier.
Actuellement, cette semaine, nous logeons à Kangani, au Nord de Mamoudzou, entre Koungou et le port de Longoni.


En espérant que vous vous repériez un peu mieux ...



Ylang-ylang

{ 01:35 , ven 4 mai 2007 } { Publié dans Univers mahoré } { Lien }
L'Ylang ylang, bien qu'elle soit introduite, est une plante emblématique de Mayotte. Elle y est cultivée et la production est apparemment une des meilleurs du monde en qualité. Comme la main d'oeuvre n'est pas bon marché ici, ils misent plutôt sur la qualité que la quantité. La production est en déclin depuis quelques années, les mahorais estiment que le travail au champ ce n'est pas pour eux et que c'est le rôle des "anjouanais" (clandestins).

fleurs d'Ylang


Alembic champ d'Ylang
(pour distiller l'Ylang)

Les arbres d'Ylang sont tordus car les cultivateurs les taillent à hauteur d'homme pour pouvoir cueillir plus facilement les fleurs.



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